Marché du foncier: Fernand Boden encourage via une panoplie de mesures les gens à investir dans le foncier

Le 5 février 2009, Fernand Boden, ministre des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement, a présenté les nouvelles évolutions qui sont à l’œuvre sur le marché du foncier et a détaillé les nouvelles mesures en matière d’aides au logement destinées à augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

"Un marché qui se caractérise par un cumul de biens immobiliers qui sont offerts et qui restent plus longtemps sur le marché et un contexte d’incertitude où les acheteurs ont tendance à attendre plus longtemps avant d’acquérir un bien." Tel est le principal diagnostic que Fernand Boden a porté sur l’évolution du marché de l'immobilier.

Dans un contexte où la confiance dans le secteur bancaire se trouve ébranlée et où le pacte logement garde toute son actualité, Fernand Boden a annoncé "qu’il veut encourager les gens à investir dans le foncier" via une panoplie de mesures.

Outre, un taux social "historiquement bas" de 2,20% au 1er février 2009, Fernand Boden a également annoncé une augmentation du plafond du montant subventionable de 125.000 à 175.000 € dans le cadre de la subvention d'intérêt (et de 150.000 à 175.000 € dans le cadre de la bonification d'intérêt) ainsi que l’introduction d’une subvention d’intérêt et d’une bonification d’intérêt en cas de prêt hypothécaire contracté en vue de l’assainissement énergétique d’un logement.

Pour les prix proposés à la vente

Parmi les principales évolutions du marché de l’immobilier que Fernand Boden a présentées lors de la conférence de presse, une tendance se profile : celle de l’augmentation notable des offres de vente et de location sur le marché, tous biens confondus.

Entre le 3e et le 4e trimestre 2008, l’augmentation du nombre d’offres de vente a sensiblement augmenté, tant pour les maisons (+94%) que pour les appartements (+164%). Un phénomène similaire peut être observé pendant la même période pour le nombre d’offres de locations : +76% pour les appartements et +81% pour les maisons.

Au 4e trimestre 2008, l’Observatoire de l’habitat a enregistré un décrochage de l’indicateur des prix de vente pour les maisons qui s’est traduit par une chute de plus de 2,64% (en euros courants) par rapport au même trimestre de l’année 2007. Les prix proposés à la vente pour les appartements sont par contre restés pratiquement stables entre 2007 et 2008.

L’analyse comparative entre le 3e et le 4e trimestre 2008 révèle une légère hausse des prix proposés à la vente des maisons (+0,21%) tandis que ceux concernant les appartements sont restés presque stables (toujours en euros courants).

Pour les prix proposés à la location

L’érosion des prix concerne également les prix des maisons louées. L’observatoire a noté une diminution des prix courants de l’ordre de 1,98% entre le 3e et le 4e trimestre 2008. Entre 2007 et 2008, cet indicateur a connu une hausse de 5%.

Les prix des appartements loués ont légèrement augmenté entre le 3e et le 4e trimestre 2008 : 1,27%. Sur une année, cet indicateur a enregistré une hausse de 1,35%.

La pression s’exerce différemment sur les différentes classes sociales

Fernand Boden a également rendu public une étude qui a été menée par le CEPS/ Instead pour le compte de l’Observatoire de l’habitat. L’étude, qui se fonde sur une analyse comparative entre les années 1996 et 2006, a analysé le poids du foncier dans le budget global d’un ménage.

L’analyse met en lumière deux catégories de ménages (les ménages à niveau de vie modeste et les ménages à niveau de vie moyen et aisé) et montre qu’elles sont confrontées à des dynamiques très différentes en ce qui concerne le coût du logement. Les efforts qui doivent être déployés par les ménages les plus aisées est resté stable (+0,4 points), alors qu’ils ont augmenté (+3,6 points) pour les ménages à niveau de vie modeste.

Bilan du pacte logement

Fernand Boden a par ailleurs dressé un bilan du pacte logement qui est entré en vigueur le 1er novembre 2008.

Pierre angulaire de la politique du foncier, ce pacte vise à doter le gouvernement d’instruments pour contrer l’augmentation latente des prix du foncier, notamment en ce qui concerne les prix des terrains.

83 communes ont déjà signé la convention et se sont engagées à faire réaliser au total quelque 40.000 logements durant la prochaine décade. Fernand Boden a détaillé dans ce contexte que le gouvernement a noué des contacts avec 16 autres communes intéressées à signer la convention, ce qui porterait le nombre de communes impliquées à 99.

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